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Catégorie Edition Régionale.
Publié le 2 février 2011 par Galactica.
Mise à jour le lundi 31 janvier 2011

"Ma vie en Egypte.

Je suis née à Bubastis, la cité des chats. Ici on vénère Bastet, la déesse à tête de chat.

Je me suis promenée quelques semaines dans ses rues et j’ai rencontré son nomarque et son vice-nomarque, des artisans pressés, la tavernière et les habitués de la taverne. Je me suis attablée et on m’a servi des gourmandises, spécialités de la ville. J’avais de nombreuses questions car je n’arrivais pas à "économiser". Tous mes débens me servaient à me nourrir et à me faire construire une petite maison confortable. La vie en Egyptis, pour tout dire, me paraissait très dure. Et mes pauvres revenus me servaient surtout à ne pas mourir de faim. Si dans la semaine, je faisais quatre apprentissages, il fallait absolument qu’ensuite, je travaille comme compagnon ou pêcheur ou encore aux champs pour me faire des économies afin d’évoluer…. Fellah, c’est bien mais il faut avoir un peu d’ambition. Alors je persévèrai...

En taverne, j’ai rencontré mes futurs compagnons de route. J’y ai vu le futur nomarque de la cité qui, ayant vu mon intérêt pour Egyptis, m’a proposé de venir au bureau pour me « former » : apprendre les bases de la gestion d’un nome. J’ai tout de suite accepté. J’étais tellement emballée par l’idée, j’avais hâte de visiter les bureaux du nomarque même s’il fallait juste faire le ménage ou repeindre les murs, m‘importait la tâche, pourvu que puisse connaître le décor et les commandes … Je ne pensais plus qu’à ça. J’allais enfin connaître l’envers du décor...

Il fut nommé par les votes, et j’ai pu entrer alors dans le Saint des saints. Mon mentor m’a emmenée dans chaque pièce et chaque cagibi pour que j’apprenne à me repérer et, au jour le jour, m’a bien tout expliqué. Je me suis rendue disponible pour lui car j‘étais reconnaissante du temps qu‘il prenait pour cette formation qui me parut très complète. Et, qui l’était. J’ai pu la mettre en oeuvre très vite... Au bout d’une semaine d’explications, il m’a laissée m’occuper du nome pendant qu’il animait. Il avait pensé à tout. Pendant que je m’exerçais sur les outils à la disposition du nomarque, enfin je sais qu’il surveillait d’un œil bienveillant, il pouvait donc amuser les Bubastiens pour son plus grand plaisir. Je peux l’avouer, pour mon plus grand plaisir aussi !

Je me suis si bien installée dans les bureaux que j’ai eu un mal fou à quitter les lieux à l’heure de la fermeture et de la passation de pouvoir. Ce qui me plaisait avant tout ; eh bien l’excitation de jongler entre mon personnage et la ville toute entière. En fait, j’ai dû délaisser la bonne gestion de mon « moi » pour me concentrer sur une meilleure gestion possible de la ville. Celle-ci était devenue prioritaire à mes yeux. Je veux dire par « ville », ses habitants, en fait. Si bien que j’adorais faire participer au maximum les habitants et les voyageurs en vadrouille dans notre ville. Beaucoup passent par la taverne et peuvent participer aux jeux et vivre l’ambiance du jour. Pourvue qu’elle soit bonne ! De cette façon, je redistribuais les richesses que le nome dégageait, en bénéfice, entre les participants et personnes présentes pendant ma période aux commandes du nome. J’ai su dès le départ grâce à notre « équipe nomarcale » que gestion et animation sont complémentaires et indispensables pour une ville vivante et enthousiaste.

C’est pourquoi, dès que j’ai pu réunir les suffrages, je me suis lancée dans la « politique ». Grand mot que ce mot, n’est-il pas ? Mais c’est tout à fait ça. Nous touchons à la politique, c’est-à-dire, faire des promesses dans nos programmes, faire une campagne électorale subventionnée par d’autres que nous et pour couronner le tout se faire élire pour devenir le maître absolu de la ville... Non, je plaisante bien sûr ! (Juste à peine !!) Deuxièmement, le nomarque fait énormément de social. En fait, ça commence par la surveillance pure du marché et de son rééquilibrage. Ensuite de l’aide qu’il apporte aux agriculteurs et aux artisans. Pénuries ou pas !! Et l’aide aux fellahs, bien entendu. j’en oublie, c’est certain ! Troisièmement, l’économique, première grande priorité du nomarque. Que le stock soit suffisant en cas de mauvaise crue. Que les matières premières rentrent aussi vite que les artisans ne les écoulent dans leurs ateliers ou plus vite... (hihihihhihi !! pas facile à prévoir, quelques fois des surprises !!!) Et, en général, le nomarque est un grand animateur car s’il n’anime pas lui même, il organise ou délègue mais a toujours la main-mise sur les dons. Alors, qu’en dites-vous ? Maître absolu ou pas ? Je n’ai pas parlé du vice car ce dernier est toujours sous la coupe du grand patron. Et ceci est une vérité et une réalité absolue.

Donc, je continue... Les bureaux déjà, me manquaient tellement. J’y suis entrée à nouveau avec grand plaisir, je m’y suis attardée des heures durant. Je voulais que ce soit parfait. Chose impossible ! « Il faut laisser vivre le marché ! », comme on me l’a si bien conseillé. « Il faut laisser vivre le nome ! », dixit : ils se reconnaîtront.

Sur deux nomarcats d’affilée, j’ai eu trois vices-nomarques, excellents tous les trois. Ils m’ont bien aidée, que ce soit dans la gestion ou dans l’animation. Je faisais en sorte que nous restions complémentaires. Ils s’occupaient d’une chose, je faisais l’autre. Suite à ces nomarcats pendant lesquels, je ne me suis pas ennuyée, j’ai voulu prendre le large et partir me promener le long du Nil. Mais je n’avais pas d’économies et encore moins de stock de nourriture. La suite au prochain épisode………"

Galactica

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